Some quotations on the charter

emdx keeps posting here that the only opponents to the Charter of Secularity are anglophones. I decided to find some quotations from francophone writers and commentators to counter this perception.

It wasn’t difficult. Indeed, I could sit here for hours finding pertinent quotes. In French.

I’m not saying these are the best or most representative quotations possible, either – but they’re a sample of commentary I’ve been seeing all over since this debate began.

I’ve included links to almost all sources to show that the quotes are not being taken out of context. The one quote from Facebook is from the friend of a friend, not a pundit, but it was her brief, sad comment that set me off on this task, because it encapsulated so many other comments I’ve seen over the last couple of months.

In French.

The rest of you: forgive me for a moment and skip to the next post if this fails to interest you. I’m sure once Denis Coderre gets sworn in and council is in session, I’ll have more Montreal-focused items for the blog.

Je suis francophone et souverainiste. […] Dans le débat sur la charte des valeurs québécoises, je ne me reconnais pas, et je ne reconnais pas le Québec d’aujourd’hui.
– Sylvaine de Plaen, La Presse, Nov. 8

Un gouvernement responsable et au service de tous les citoyens aurait agi avec discernement et mesure, ciblant ses propositions sur l’aide aux victimes et respectant par ailleurs la liberté des autres. Malheureusement pour le Québec, le gouvernement a fait un autre choix.
– Jérôme Lussier, L’actualité, Nov. 7

Pour ma part, le Parti Québécois vient de creuser sa tombe. Le Québec qu’il me propose ne me ressemble pas.
– Isabelle Thérien, on Facebook, Nov. 10

La Commission [des droits de la personne] n’a jamais reçu une seule plainte montrant que le port d’un signe religieux par un fonctionnaire aurait pu menacer le principe de neutralité religieuse de l’État. Pas une seule.

C’est aussi ce qu’on entend dans la société civile. Ces dernières semaines, des organismes comme l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux ont aussi indiqué qu’ils n’ont jamais eu de plainte à cet effet. Pas plus que dans les garderies privées subventionnées, par exemple.

Pourtant, le gouvernement parle toujours de crise et d’urgence d’agir.
– Michel C. Auger, Radio-Canada, October 21

Pour justifier une interdiction aussi élargie qu’arbitraire du port de signes religieux, le gouvernement Marois se devait de démontrer aux Québecois l’existence documentée d’un problème commandant une telle politique.

Le fardeau de la preuve reposait sur ses épaules.

En annonçant sa proposition, il devait faire la preuve que le port de signes religieux par une minorité d’employés de l’État menacerait la neutralité religieuse de l’État. Et il devait prouver qu’il la menacerait de manière à exiger le «remède» de cheval qu’il propose.

Or, il ne l’a pas fait.
– Josée Legault, L’actualité, September 10

Nous ne disposons pas de la moindre étude faisant état de problèmes vécus par les personnels ou les usagers de l’État relativement au port de signes religieux par les fonctionnaires, médecins, enseignantes, éducatrices en services de garde. Pourquoi donc interdire les signes religieux dans la fonction publique et les services publics?
– Françoise David, her blog, September 12

Force est de constater, par exemple, que la figure du musulman en 2013 est en voie de remplacer au Québec celle du juif des années 1930 et 1940 en tant qu’Autre dont la majorité doit se méfier sur le plan collectif. Les propos et les actes islamophobes qui se sont multipliés récemment dans certains coins de la province à la faveur de l’annonce du projet de Charte des valeurs font, à ce chapitre, un troublant écho à la longue tradition d’insécurité et de peur de l’étranger que le Québec a connu.
– Yves Lavertu, Huffington Post, Oct. 28

Ce que fait le gouvernement du Parti québécois, c’est fragiliser sa propre infrastructure institutionnelle, son propre instrument de protection des minorités.

Alors que le monde cherche à assurer une plus grande protection de ces droits, le Québec va dans la direction inverse. Comme me l’a affirmé un haut placé au sein du gouvernement : «C’est un projet de société».

Cette affirmation m’a figé. Restreindre les droits et libertés, un projet de société? Vraiment?

Quand on m’affirme qu’il y a malaise dans la société, que puis-je répliquer, sinon demander depuis quand on légifère selon les malaises, surtout quand on joue avec les droits reconnus des gens (je le répète, par un instrument juridique québécois).

Ce qui est peut-être pire, c’est que le gouvernement du Parti québécois sait fort bien que les chances que son projet durci soit adopté avant la prochaine échéance électorale sont minces. On verra donc le Parti québécois se servir de la Charte des valeurs comme un outil électoral. En d’autres mots, le Parti québécois fera campagne sur la restriction de droits et libertés reconnus!
– Richard Marceau, onetime Bloc Québécois MP, Huffington Post Quebec, Nov. 9